Décoré par le roi du Maroc Mohamed VI, voici le discours prononcé par Mamadou Diagna Ndiaye lors de la cérémonie


Majesté,

Dans la trajectoire de vie qui est la mienne, l’occurrence de me trouver aujourd’hui en ces hauts lieux où se conjuguent noblesse et magnificence, pour y être distingué par sa Majesté le Roi Mohamed VI, ne m’avait pas encore effleuré l’esprit. Je ne ferai donc pas mystère de l’honneur que je ressens, du privilège qui m’échoit et de la fierté qui m’investit. A dire vrai, il s’agit là d’un moment d’exception qui, pour moi, restera un souvenir précieux. C’est aussi et surtout un témoignage d’amitié, fort et emblématique, dont l’exemplarité se suffit à elle-même.
Je suis donc un homme heureux. Mes profonds remerciements et ma très respectueuse gratitude vont à sa majesté le roi Mohamed VI, à sa famille et à l’ensemble de ses collaborateurs.
Une image me vient à l’esprit. Dans les célébrations romaines, derrière le Général porté en triomphe, se tenait toujours un homme chargé de lui murmurer à l’oreille « N’oublie pas de rester modeste ».
Une décoration aussi prestigieuse, est toujours la reconnaissance officielle de mérites que l’on vous attribue, et, sans faire preuve « d’humilité seconde », selon la formule de Descartes, je suis tout de même tenté de dire, avec Racine, que « Je n’ai pas mérité cet excès d’honneur ».
Pour contourner l’âpre difficulté de parler de soi, je veux solliciter le concours de l’académicien Jean D’ormesson qui écrit : « Rien n’est plus aisé pour chacun d’entre nous que de situer ce qu’il a fait et de se situer soi même, on rafistole et reconstruit au moins autant qu’on se souvient et souvent beaucoup plus. Ce qui est admirable ajoute- t-’il « c’est le terrain qui les a fondés ».
Le terrain qui m’a fondé, est celui dans lequel se sont écloses les valeurs de tolérance, du respect des autres, de paix, de solidarité et du sens de la mesure.
Si mon courage ne doit rien aux contingences, c’est parce que l’origine, était le double socle historique et culturel, intellectuel, religieux du Maroc et du Sénégal, deux socles unis dans un cycle, d’osmose, au delà des identités nationales respectives et spécifiques.
La singularité des relations entre le Maroc le Sénégal remonte aux temps immémoriaux des caravanes trans-sahariennes et des almoravides, et a toujours été caractérisée par la richesse et la densité de leurs échanges. Qui ne se souvient, non sans émotion, de l’escale à Dakar du Roi Mohamed V de retour d’exil en novembre 1955 ? Dans cette continuité historique, il me suffira d’évoquer la grande mosquée de Dakar, don du roi Hassan II, le festival d’Asilate dédié en 2006 au Président Senghor pour commémorer le centenaire de sa naissance. Je n’oublie pas que ce grand ami du Roi Hassan II est resté jusqu’à sa disparition, membre étranger de l’académie du Royaume du Maroc. Il apparait, dès lors que le fait constant, c’est bien le socle immatériel de valeurs partagées qui renvoient au même référentiel spirituel, l’Islam sunnite, vecteur de tolérance et d’humanisme.
Je me réjouis surtout de voir ce grand pays qu’est le Maroc sous la sage et féconde inspiration de sa Majesté le Roi Mohammed VI continuer d’incarner l’image rassurante d’un Etat moderne résolument tourné vers le progrès social et économique, une nation respectée, en totale maitrise de son destin. J’observe, depuis que la globalisation économique a envahi l’Agenda des gouvernements, que Le Sénégal et le Maroc se sont approprié l’impératif d’intensifier et de diversifier les échanges commerciaux entre les deux pays.
Je me satisfais de l’existence d’un partenariat économique revitalisé par la présence d’entreprises marocaines de premier plan opérant au Sénégal dans des secteurs aussi vitaux que la Banque, l’hôtellerie, l’agroalimentaire, les bâtiments et les travaux publiques, l’énergie et la pharmacie.

Cette hausse des investissements privés marocains au Sénégal est porteuse d’avenir. Bref, ce qui semble lier le Maroc au Sénégal a un parfum d’éternité. Il y a toujours un fil qui permet aux perles de faire le collier.
Je veux avant de conclure, redire mon infinie gratitude à sa Majesté le Roi Mohamed VI et lui donner l’assurance en pensant à Georges Bernanos que cette médaille que j’accepte avec fierté sera toujours « aux ordres de ma mémoire et de ma raison ».


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