L’An 03 de l’Alternance : Rupture ou Continuité ?


03 ans après l’alternance du 25mars 2012, les Sénégalais impatientent toujours de voir la réalisation des engagements électoraux et la relance des activités économiques, marquant enfin la rupture tant attendue.
En effet, dans ce contexte de crise médiatico-politico-judiciaire, de chape d’ennui, de regret, avec le triptyque infernal à savoir la pauvreté, la précarité et le chômage (surtout des jeunes) sur fond d’inégalités et urgences sociales, qui planent de plus en plus sur le pays, suscitant beaucoup de désespoirs chez des populations qui aspiraient au changement.
Les populations attendent des autorités de s’attaquer de façon structurelle à la pauvreté, au problème de manque : accès à l’eau, l’électricité, la santé… aux causes profondes pour en finir avec la crise généralisé car le mal est profond.
Par ailleurs 65% des sénégalais vivent en dessous du seuil de la pauvreté, dans le « développement du sous-développement » où le secteur privé secteur de la croissance est en agonie avec un faible taux de crédit de 39% qui en vue d’une relance de la croissance économique doit être revue à la hausse. Ainsi donc, il devient aujourd’hui plus que jamais une impérieuse nécessité de participer à l’émergence d’une nouvelle classe politique et surtout d’une exigence citoyenne d’intégrité.
La liberté d’expression, d’opinion, de s’associer, baromètre fondamental en matière de démocratie, est bâillonné et on aurait dit la fin de Glasnost (transparence, et donc l’éphémère liberté de l’information voulue par Mikhaïl Gorbatchev) marquant le basculement vers une presse russe muselée et l’instauration d’une culture de silence et de la peur.
Au regard du déroulement des évènements sur la scène politique au Sénégal en campagne électorale permanente qui pollue et obstrue l’horizon. Pis, nous assistons bouche bée à une augmentation de la précarité des précaires, des dérèglements sur fond d’urgences sociales relatives aux conditions de vie et aux déséquilibres économiques, sociaux, politiques, moraux sans oublier la crise scolaire, les âpres disputes de positionnement ou d’accaparement des sinécures en vue des élections futures à travers une mauvaise communication sur l’agenda et une overdose de communication sur les réalisations du gouvernement.
Le véritable débat qui vaille aujourd’hui, la seule alternative à la pauvreté, au chômage surtout des jeunes, à la décadence du tissu industriel… ; en dépit de la reddition des comptes aux allures de chasse aux sorciers, de règlements de comptes politiques, de prédominance de la carte du parti au détriment des compétences ; c’est la relance de l’activité économique, l’indépendance économique, le patriotisme économique en construisant ici et maintenant une révolution alternative et émergente qui n’a pas besoin de piller, de faire dans l’outrance des discours politiques permanents mais d’une vraie volonté politique, de vraie rupture pour se réaliser.
Quand-t-à l’opposition au-delà d’être républicaine, elle doit nous proposer en bonne démocrate, comme alternative, un projet de société crédible au peuple et éviter ce ressentiment qui est pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour.
Au demeurant Julius Cesare dans la Rome antique avait compris que pour plaire au peuple il faut du pain et des jeux à l’image du colisée , du forum et des conquêtes, pour l’instant l’empereur pardon le Président Maky Sall offre au peuple sénégalais de beaux jeux à l’image de la semaine nationale de la jeunesse (à quel coût), de grosses affiches de lutte qui continuent d’être au menu du débat quotidien, une subtilité pour maintenir le peuple dans le sensationnel et le superficiel.
En définitive dans le souci de rompre d’avec la continuité et marquer de façon indélébile la rupture tant chantée, nous devons bouleverser notre mode de penser avec comme l’a suggéré Amin Maalouf « une nouvelle vision politique de l’économie, du travail, de la consommation, de la science, de la culture, de la technologie, de l’identité, de la religion de l’histoire, une vision enfin adulte de ce que nous sommes ».

Ibrahima HAÏDARA / senegalpost/Bloggeur



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