Les Cafés itinérants de Bes Du Niakk/Paris : le Sénégal en palabre euleuk moy dakh


Ce dimanche 18 janvier 2015, Champigny aura été le prologue d’une animation politique qui a déjà tenu toutes ses promesses. Devant un parterre de membres, sympathisants et autres adhérents de partis politiques d’opposition, le concept de « cafés itinérants » a tenu sa séance inaugurale sous la direction du président du parti Bes Du Niak Monsieur Mansour Sy Jamil. Dans un tour d’horizon de l’actualité politique récente, il est revenu sur le bilan des élections municipales, son rapport avec le président de la République Monsieur Macky Sall et la nature de leur compagnonnage politique.
Sur les enjeux de pouvoir au sein de Benno Bokk Yakar, Il précisera qu’il fallait faire la distinction entre les partis alliés de l’Alliance Pour la République (APR) qui sont dans la coalition Macky 2012 qui pèsent 26% et les partis ralliés de l’APR qui comme Bès Du Niak ont obtenu un score cumulé de 39% au cours de l’élection présidentielle de 2012. Pour lui, on ne peut pas comprendre les enjeux actuels autour du pouvoir de Macky Sall avec ses alliés (PS, AFP, …) sans faire ce décryptage des scores de l’élection présidentielle de 2012. Revenant sur la politique étrangère du Sénégal par rapport à la France, il dira que la nature des relations dont les contours doivent beaucoup à la visite de Macky à Sarkozy au lendemain de son élection à la tête du Sénégal impacte sur les enjeux de pouvoir notamment la position de force du parti socialiste Sénégalais dans l’attelage du pouvoir de Macky Sall. Abordant la question du jour objet de ce premier « café itinérant », il dira que l’horizon ce n’est pas 2017 pour lui mais ce sont les préoccupations des Sénégalais en 2015. Cette esquisse lui a permis de faire la transition pour aborder les chantiers sociaux et les questions de développement qui occupent son agenda politique en ce moment et auxquels il donne priorité sur les questions de vie politique.
Il n’a pas manqué de souligner le travail académique et universitaire réalisé par des cadres de Bes Du Niak pour la structuration idéologique du parti dont les conclusions seront bientôt présentées.
Interpelés par un membre du PDS sur la situation dramatique de la justice sous commande du pouvoir exécutif, il souligne d’abord l’impertinence d’une telle question venant d’un parti qui vient de passer douze ans au pouvoir sans avoir réformé dans ce sens. Cependant, il dit partager les propositions de Serigne Dame Dieng pour une élection du corps judiciaire au Sénégal pour lui accorder une indépendance en l’émancipant de l’obligation de rendre la pareille suite à une nomination.
Intervenant sur cette question, Saliou Gomis fait remarquer que les notions de démocratie et de justice parfaites sont à relativiser et à mesurer à l’aune de la perfection du comportement humain. Donc il n’y a pas de justice parfaite en démocratie. Et que même dans les grandes démocraties où le corps de justice est élu, le pouvoir et les lobbies exercent une influence qui agit toujours sur la nature du vote. Et que dans tous les cas on peut se retrouver dans des cas où les influences liées à ces lobbies sont plus dommageables que l’influence de la nomination. La neutralité et la sincérité d’un tel vote dans le cas du Sénégal dépendra des rapports de forces électoraux au moment du vote. Par exemple le résultat d’untel vote aurait été plus biaisé sous Wade que sous Macky Sall car le pouvoir libéral disposait de plus de réseaux et de marge électorale pour s’émanciper de l’opposition.
Monsieur Demba Badji est revenu sur la question de l’excision à la suite de Madame Diop pour souligner que sa géographie épousait les contours des zones islamisées en Casamance. D’où la propension de ces peuples à vouloir utiliser des arguments islamiques pour justifier l’excision. C’est d’ailleurs ce discours que tiennent ses amis Soninkés en France.
Serigne Mansour Sy fait savoir dans sa réponse sa disponibilité à débattre de la question avec toute autorité religieuse et souligne l’absence de textes religieux canoniques sur la question de l’excision. Il existe que trois hadiths apocryphes sur le sujet dira t il. C’est une pratique barbare qui n’a aucune justification religieuse. Il relate sa confrontation sur le sujet avec samba Diouldé Thiam. En appui à sa position sur le sujet, il fait remarquer que les deux plus grandes familles religieuses au Sénégal, les MBacké de Touba et Sy de Tivaoune ne pratiquent pas l’excision. Il dira que les pays où cette pratique est répandue sont le Soudan, l’Egypte, L’Erythrée, la Somalie, l’Ethiopie. Toujours en appui à l’idée de caractère culturel de la pratique, il fait remarquer qu’en Egypte les filles sont excisées à plus de 85% de manière indiscriminée quelque soit la religion (copte ou musulman).
Le Président Mansour Sy a conclut la séance par un rappel des troupes tout en invitant toutes les couches du lanterneau politique sénégalais. Pour lui l’avenir est au Bes Du Niakk car un parti de jeunes et de femmes mais aussi une manière nouvelle de faire la politique.


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